pensée...#2

pensée...#2
" Ne cherche pas à avouer ton amour
Car l'amour ne peut jamais se dire
Comme le vent léger qui souffle
En silence, invisible"
William Blake.
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 13:58

Le rêve stérile.

Le rêve stérile.
Stérile en actions et fécond en douleurs,
Le rêve pour le rêve a fait couler des pleurs,
Plus que n'en rouleraient les ruisseaux et les fleuves !
Trompeur enchantement fatal aux âmes neuves,
Qui leur permet d'atteindre à la haute Beauté,
pour les vouer ensuite à la réalité !
Et du mont merveilleux dont resplendit la cime
A la profondeur morne te froide de l'abîme,
La distance est si grande et l'air si différente,
L'espace si borné d'un ciel indifférent,
La lumière si triste et crue et sépulcrale,
Qu'à peine descendu, l'on étouffe et l'on râle !

Albert Lozeau, L'âme solitaire. 1925.

pix : Andy Julia
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# Posté le mercredi 24 juin 2009 17:30

Atala

Atala
Bientôt elle répandit dans les bois ce grand secret de mélancolie qu'elle aime à raconter aux vieux chênes et aux rivages antiques des mers. De temps en temps le religieux plongeait un rameau fleuri dans une eau consacrée, puis, secouant la branche humide, il parfumait la nuit des baumes du ciel. Parfois il répétait sur un air antique quelques vers d'un vieux poète ; il disait :
"J'ai passé comme une fleur ;
j'ai séché comme l'herbe des champs.
Pourquoi la lumière a-t-elle été donnée à un misérable
et la vie à ceux qui sont dans l'amertume du coeur ?"
Chateaubriand.


pix : Atala au tombeau, dit aussi Funérailles d'Atala, Anne-Louis Girodet-Trioson, 1808.
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# Posté le dimanche 14 juin 2009 08:42

penser comme le chat ... liberté #1

penser comme le chat ... liberté #1
On ne vaut pas par ce que l'on produit
mais parce que l'on existe
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# Posté le dimanche 12 avril 2009 17:56
Modifié le dimanche 14 juin 2009 08:44

esquisse-moi...

esquisse-moi...
Quand tout se lis dans une ébauche de perles, que deviens-tu ? Que fais-tu ? Je n'ais de cesse de penser à toi, que me réponds-tu ? Dans un déboire de luxe et de faste, rien ne vaut la puissante éloquence de tes larmes, juste ceci pour me rappeler mon impuissance face à ta loi.
Les plumes chatoyantes sur ma tête ne t'évoquent rien pas plus que le collier entre mes seins. Mes yeux traduisent ma duplicité, ce choix entre toi ou moi, ma liberté de ne plus être dépendante de tes luxueux baisers pleins de richesses.
Que de paresse de me reposer sur toi.
Que vas-t-il advenir de nous ? De notre pauvre essence à peine sensible. Je ne suivrais plus cette loi alors tout est fini, pour notre amour incompris ainsi que pour la luxueuse esquisse offerte à mon c½ur d'un amour riche et puissant.
Le temps est venu de se quitter. Pardonne moi.
Livida.

pix : Andy Julia
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# Posté le jeudi 29 janvier 2009 15:49